L’eau, c’est la vie !

Novembre 2020

Vous entendez souvent parler, au journal de 20h, d’agriculteurs qui se plaignent de sécheresse. Vous pensez sûrement qu’ils ne sont jamais contents : tantôt trop de pluie, tantôt pas assez… Si le sujet fait si souvent l’actualité, c’est qu’il est capital pour la survie des cultures et des récoltes et que sans une irrigation correcte des champs, ce sont les étals de vos marchés et les rayons de vos supermarchés qui seraient vite en mal d’approvisionnement ! Qu’en est-il de nos légumes de plein champ à destination industrielle ?

Pas de pluie cet été, un début d’automne très sec : les vacanciers sont heureux de vivre un « été indien »… tandis que nos agriculteurs sont littéralement en panique. Et pour cause ! L’eau est particulièrement essentielle pour les légumes à destination industrielle qui se distinguent par un cycle de croissance assez court. En cas d’aléas climatiques, ils disposent de très peu de marge de récupération. L’apport d’eau est donc une nécessité pour sécuriser la production et l’approvisionnement, surtout dans les zones à faibles réserves hydriques. Nous parlons ici de plus de sept familles de légumes de grande consommation (pois, haricots, flageolets, épinards, carottes, choux…), répartis sur trois grands bassins de production (Bretagne, Nord-Centre-Picardie et Sud-Ouest) ; ce qui ne représente pas moins de 68 500 hectares et plus de 800 000 tonnes de production à l’échelle nationale, pour une consommation finale de 6 kg de légumes en conserves et 8 kg en surgelés par habitant chaque année ! C’est colossal ! Voilà pourquoi il est si capital d’anticiper l’approvisionnement des cultures en eau.

Malheureusement, avec le dérèglement climatique, les périodes de sécheresse et les coups de chaud sont de plus en plus fréquents et rudes. Les productions légumières font alors appel à l’irrigation pour réguler les rendements et garantir la qualité des légumes, un stress hydrique ou thermique à une période critique du cycle pouvant impacter le développement de la plante. La production de légumes à destination industrielle passe donc souvent par l’irrigation : selon les bassins de productions, les surfaces irrigables vont de 100% (dans le Sud-Ouest) à 40% (en Bretagne). Mais alors que les besoins des agriculteurs croissent, l’accès à l’irrigation se réduit et se complexifie compte-tenu des enjeux environnementaux actuels.

Le reporting derrière tout bon résultat

Octobre 2020

Comment savoir si on performe ? Comment être sûrs de la santé ou de la progression de son organisation ? Comment anticiper l’évolution et emprunter la bonne voie ? On le peut grâce à l’analyse des données, passées et en cours, grâce aux statistiques et à la comparaison de nos résultats sur plusieurs années. Voilà précisément une des missions du Cénaldi : conduire une politique de filière cohérente en réalisant le suivi quantitatif et économique de la production de ses OP.

En période de récolte, l’équipe du Cénaldi réalise, pour les haricots, les flageolets et les pois, un suivi hebdomadaire. A chaque fin de semaine, les Organisations de Producteurs (ou OP) nous font parvenir les résultats de leur récolte en cours : surface semée, surface récoltée, surface abandonnée, mais aussi volume livré et rendement. Dès lors, il appartient au Cénaldi de compiler et d’analyser l’ensemble de ces données pour, in fine, renvoyer une synthèse complète, présentant le résultat de chaque bassin de production (Bretagne, Nord-Centre-Picardie et Sud-Ouest) rapporté à la moyenne nationale ainsi qu’aux résultats obtenus la même semaine l’année précédente.  

Mais à quoi servent ces synthèses ? Elles s’avèrent en effet très utiles en cela qu’elles aident les producteurs à suivre en temps réel le déroulé de leurs récoltes, de manière à pouvoir réagir et adapter leur rythme de récolte pour optimiser leur production. Ces synthèses sont leurs yeux guetteurs, quand ils sont accaparés par le travail dans les champs. Elles leur permettent de prendre un recul assez immédiat et d’être agiles.

Le Cénaldi effectue ces synthèses depuis 20 ans. C’est une base de données importante qui, de manière plus macroéconomique, nous permet de mieux comprendre les évolutions de la filière, de lire les tendances, mais aussi de gérer la diversité régionale, de garantir la sécurité d'approvisionnement et d’éviter une trop forte concentration des risques sur une même zone géographique.

Passage de relais : le Cénaldi a un nouveau président !

Septembre 2020

Le lundi 14 septembre 2020 était élu le nouveau président du Cénaldi. Pour tout savoir de l’organisation interne de nos instances, venez découvrir les coulisses de cet événement, ainsi que le nouveau visage du Cénaldi pour ce mandat. Suivez le guide… 

Qui sommes-nous ? Le Cénaldi est une AOP (Association nationale d’Organisations de Producteurs) agréée par le Ministère de l’Agriculture et habilitée à agir sur l'ensemble du territoire métropolitain en faveur des producteurs de légumes de plein champ pour l’industrie. Seul représentant de la production française dans le cadre interprofessionnel, le Cénaldi regroupe aujourd’hui la totalité des Organisations de Producteurs (OP) de légumes pour l'industrie, soit 18 OP réunissant elles-mêmes 4 020 producteurs répartis sur 3 grands bassins de production : Bretagne-Pays de la Loire / Nord-Picardie-Centre / Sud-Ouest. Notre gouvernance s’organise autour de 3 instances : l’Assemblée Générale qui réunit 90 délégués, le Conseil d’Administration qui réunit 16 administrateurs et le Bureau qui compte 6 membres.

Le saviez-vous ? Au Cénaldi, les élections du bureau et du président ont lieu tous les ans ! Lundi 14 septembre dernier se tenait la réunion de rentrée du Conseil d’Administration du Cénaldi, celle pendant laquelle, chaque année, les administrateurs font le point sur les résultats de la campagne en cours et sur les actualités de la filière. Mais aussi celle durant laquelle ils élisent leur président. Le candidat sortant, M. Luc Desbuquois, vient de prendre sa retraite en tant qu’agriculteur et abandonne donc son mandat après sept années à la tête de l’Association. Toute l’équipe et ses administrés lui savent gré de son dévouement et de son travail considérable pour faire avancer la filière. Pour le remplacer à ce poste, M. Jean Claude Orhan est élu à l’unanimité. Membre du Cénaldi depuis 2015, il est agriculteur dans le Morbihan et produit des haricots, des flageolets, des épinards, des petits pois et des navets. Suite à son élection, M. Orhan a soumis au vote son bureau qui, lui aussi, a été élu à l’unanimité ! Un vent nouveau souffle sur le Cénaldi. Affaire à suivre…

Pour découvrir les visages derrière notre conseil d’administration, voir le trombinoscope  www.cenaldi.fr/qui-sommes-nous/
Pour en savoir plus sur le profil de notre nouveau Président, voir la vidéo  https://youtu.be/SobbpDLp_08

 

Le mois d’Août : des vacances pour la filière ?

Août 2020

Alors que la France entière se prépare à partir en vacances, surtout après ces derniers mois de confinement, qu’en est-il de notre filière des légumes à destination industrielle ? La machine se met-elle à l’arrêt pendant le mois d’Aout, au même rythme que les vacanciers ? Ou, au contraire, la trêve d’activité donne-t-elle à chacun des acteurs de la filière un laps de temps pour avancer en coulisses et en prévision de la rentrée ?

Des vacances pour la filière, dites-vous ?  C’est-à-dire qu’il n’y en a pas vraiment…
Sur le terrain, c’est plutôt la pleine saison qui démarre ! La récolte bat son plein… et les usines tournent à leur maximum. D’autant que, cette année en particulier, l’organisation des chantiers de récolte a été une réelle préoccupation, avec les mesures sanitaires à mettre en place et l’incertitude sur la capacité à disposer du personnel saisonnier formé et habitué aux opérations de récolte (mécanique ou manuelle, suivant les légumes) : accueil et hébergement des équipes, équipements en masques, procédures de nettoyage des machines et du matériel… Maintenant que le dispositif est mis en place, il s’agit de mettre à profit tous ces efforts pour rattraper le temps perdu, sécuriser la production et assurer les commandes de la rentrée… et de l’année !
Dans les parcelles, le suivi des cultures et l’irrigation sont en cours, ainsi que la réalisation des derniers semis de haricots. Le Cénaldi assure une permanence tout l’été pour produire, chaque semaine, les synthèses hebdomadaires diffusées à l’ensemble des adhérents sur l’avancement de la récolte : surfaces récoltées, volumes livrés, etc.
Quant aux réunions professionnelles, elles sont suspendues jusque fin août. Cette année, la pandémie et le changement de gouvernement génèrent beaucoup d’incertitudes et la reprise de septembre risque d’être très chargée. Au sein de l’interprofession Unilet d’ailleurs, dès la rentrée, sera lancée une vaste réflexion sur la stratégie institutionnelle. Les producteurs devront se mobiliser pour faire valoir leurs ambitions et bâtir ensemble le périmètre inédit d’un avenir différent.

La certification environnementale : un engagement sur la voie de la transition écologique

Juillet 2020

Créée en 2012, suite au Grenelle de l’Environnement, la certification environnementale des exploitations est une démarche qui s’adresse à l’ensemble des filières agricoles. Parmi elles, la filière des légumes en conserve et surgelés s’est engagée, dès 2017, à intégrer cette certification à son plan de filière. Objectif : 50 % des exploitations certifiées -minimum- niveau 2 à horizon 2023.

Tous les acteurs sont mobilisés pour atteindre cet objectif. L’interprofession Unilet déploie un dispositif complet de sensibilisation des producteurs aux démarches de certification : plaquette de présentation, guide d’explication, accompagnement actif, rapprochement des autres filières pour harmoniser les process, tout est mis en œuvre pour rendre la démarche fluide et accessible, selon un cahier des charges clair et commun. En effet, la certification environnementale est uniformément construite autour de 4 thématiques (Protection de la biodiversité / Stratégie phytosanitaire / Gestion de la fertilisation / Gestion de l’irrigation) et suit une succession de 3 niveaux aux exigences progressives, à la portée de tout producteur volontaire. Ceux de la filière des légumes en conserve et surgelés sont déjà engagés dans la voie d’un progrès durable et responsable.

Cultivés en plein champ, de saison, avec une large diversité d’espèces, les légumes sont conservés par des entreprises de proximité réparties sur le territoire, contribuant à la vitalité des espaces ruraux français, dans un équilibre entre naturalité et modernité. Les consommateurs portent une attention croissante aujourd’hui aux conditions de production de leurs aliments et expriment des attentes nouvelles en termes de respect de l’environnement et de qualité de produits. Leurs questionnements sont légitimes et présentent une formidable occasion de faire connaître notre dynamique de progrès et l’excellence de nos modes de production français. La certification est une des réponses à leur apporter : elle met en lumière les exploitations aux démarches vertueuses de préservation de la biodiversité et leurs pratiques alternatives pour réduire les niveaux d’intrants. Elle montre l’engagement de la filière à relever le défi de transition écologique : garantir des produits de haute qualité tout en faisant évoluer les pratiques, pour toujours mieux préserver la santé de l’Homme et de l’Environnement.

Cette année, Assemblée ou pas Assemblée ?

Juin 2020

Tous les ans, au mois de juin précisément, se tient notre grand messe, notre Assemblée Générale, la fameuse « Journée des Légumes en Conserve et Surgelés ». Nous n’y transigeons jamais et tenons particulièrement à ce rendez-vous qui nous permet de statuer sur les grandes orientations de la filière pour le ou les exercices à venir. Cette année, contexte COVID-19 oblige, l’organisation sera particulière et singulière.

Cette journée capitale réunit habituellement les 3 organisations représentatives de la filière : Cénaldi (producteurs), groupe légumes de la FIAC (industriels) et Unilet (interprofession). Chaque année, elle traite d’un thème différent porté par un intervenant extérieur ou une table ronde. Les salariés des trois organisations sont conviés à l’événement mais ne disposent pas de droit de vote. A tour de rôle, leurs présidents sont invités à prendre la parole, puis les débats sont, certaines années, clôturés par l’intervention d’un représentant du Ministère de l’Agriculture.
L’objectif de la journée est d’abord de faire le point sur l’année écoulée avec producteurs et industriels, puis de réfléchir ensemble sur des sujets de filière et commencer à tracer des perspectives ; mais également de faire participer à cet échange des partenaires et collègues du monde agricole, issus d’autres secteurs de production, syndicats et administrations ; ou encore d’inviter la presse pour mettre un coup de projecteur sur notre activité et nos initiatives.
Des décisions statutaires importantes sont prises ce jour-là au sein du Cénaldi : validation des comptes et du montant des cotisations, élection des administrateurs, présentation du rapport d’activité et du rapport d’orientation du président, ou encore renouvellement des règles du Cénaldi (tous les 3 ans, cette année pour les campagnes 2021-22-23), incluant la mise en place de conditions de négociation équitables pour les agriculteurs face aux industriels. Cette journée est enfin l’occasion, quand nécessaire, de voter une motion pour affirmer la posture politique des producteurs face à un enjeu national, comme en 2008 ou en 2013. Mais à contexte particulier dispositions particulières : cette année, pas de débat, pas de presse. Place à une version à huis-clos et à distance, à laquelle participeront uniquement des agriculteurs délégués pour répondre prioritairement à nos obligations statutaires.

Confinés, conservés et surgelés… !

Mai 2020

Mai 2020, déconfinement rime avec bilan. Résistante pendant la crise, la filière fait désormais face à des incertitudes. La campagne 2020 démarre tout juste et déjà, des questionnements pèsent sur les mois à venir : disponibilité de la main d’œuvre pour les chantiers de récolte et dans les usines, productivité moindre, hausse des coûts liés à la mise en œuvre des gestes barrières, capacité de maintenance des matériels... Dans l’attente d’y voir plus clair, revenons sur les deux derniers mois de la filière.

En mars dernier, le monde entre en hibernation. Face à l’inconnu, il a fallu réagir, s’adapter, trouver ses marques. Le premier réflexe des français fut de stocker, par peur de manquer. La fréquence d’achat et le panier moyen enregistrent vite une forte hausse. La 1ère semaine de confinement, 20% des foyers déclaraient avoir fait des stocks, prioritairement sur des produits dits « de fond de placard » : les produits de longue conservation. Les ventes de conserves de légumes progressent ainsi de 50% à cette période. Logique, non ? On les garde longtemps et on peut les ressortir quand le frigo est vide ou qu’on manque de temps. Et les foyers en ont largement manqué récemment… Assignés à domicile, ils ont vu leurs habitudes changer : fini les repas à l’extérieur ! Avec les restaurants et cantines fermées, les livraisons perturbées et les parents en télétravail, le rythme quotidien est intense et les légumes en conserve ou surgelés s’avèrent de sacrés alliés dans cette course au temps, à l’équilibre familial et alimentaire.
Les grands légumes sont les gagnants de cette croissance fulgurante : 57% d’achats en plus pour la conserve, 35,3% pour les surgelés, les haricots verts en tête des ventes. La filière a dû faire face à des hausses de 20 à 70% en GMS pendant le confinement. « Soulignons les efforts considérables des différents acteurs de la filière Conserve pour répondre à la demande, adapter les chaînes de production, réorganiser l’acheminement », souligne Jean-Bernard Bonduelle, président de l’Uppia.
Car, en effet, tout au long de la crise, les agriculteurs ont continué à cultiver leurs champs, à semer et soigner nos légumes. Grâce à eux, les pois sont aujourd’hui en fleurs et la récolte peut commencer dans le Sud-Ouest. Reste à savoir à quelle sauce ils vont pouvoir être mangés désormais, avec la nouvelle organisation contextuelle mise en place…

Focus sur une mission-clé du Cénaldi : les bilans économiques et statistiques

Avril 2020

Tout au long de l’année, le Cénaldi recueille la moindre donnée de suivi de campagne auprès des OP adhérentes pour réaliser des statistiques techniques et économiques, à restituer ensuite aux adhérents sous forme d’information analytique qualifiée, capitale pour la négociation de leurs contrats avec les industriels, ou plus globalement, pour suivre l’évolution de la filière et offrir une base solide à d’autres missions du Cénaldi comme la représentation auprès des pouvoirs publics ou organismes agricoles auxiliaires.

La mission du Cénaldi démarre le 1er mars quand les OP déclarent leurs intentions de mises en culture : une estimation des surfaces à emblaver et un rendement prévisionnel qui permet d’évaluer les volumes par légume. De la compilation de ces données émane une synthèse préalable qui donne une première idée de l’évolution de l’année. Une fois les semis réalisés, le Cénaldi connaît les surfaces réellement semées par les producteurs de chaque OP : elles peuvent légèrement différer par rapport au prévisionnel en raison de paramètres météo ou industriels. Dès que la récolte démarre, le Cénaldi recueille auprès de chaque Organisation de Producteurs de grands légumes (pois, haricot, flageolet) une fiche hebdomadaire indiquant les surfaces et les volumes récoltés et en fait une synthèse complète, avec évolutions hebdomadaires par région et par légume, et comparaison des résultats avec ceux de l’année N-1 à la même période. Ce 2e bilan, remis à chaque OP, donne une visibilité sur le déroulement de la campagne : en avance ou en retard sur le programme de récolte ? Quelle région rencontre des problèmes particuliers ? Puis en fin de campagne, le Cénaldi récupère les résultats économiques par légume et par OP entre décembre et mars, pour produire cette fois-ci une synthèse nationale doublée d’une synthèse individuelle par légume qui permet à chaque OP de se situer par rapport aux autres, mais aussi de mettre en place des indicateurs interprofessionnels à utiliser dans le cadre des négociations entre les différents acteurs de la filière. Depuis quelques années, cette mission spéciale du Cénaldi s’est vue agrémentée d’une strate supplémentaire qui distingue, à chaque étape, la production conventionnelle de la production biologique.

À quoi ressemble l’agriculteur français d’aujourd’hui ?

Mars 2020

Le Salon International de l’Agriculture s’achève et comme tous les ans, il est l’occasion de redécouvrir le visage ô combien évolutif d’un métier très symbolique en France : l’agriculteur. Loin de l’image datée que nous aurions du paysan d’autrefois, voici le portrait-robot d’un agriculteur en France de nos jours. Âge, sexe, formation, revenus : son profil recouvre des réalités assez surprenantes.

Première nouvelle : un agriculteur sur trois est… une femme ! Les femmes ont toujours joué un rôle central dans l’agriculture, un rôle souvent méconnu, mais cette période est révolue : aujourd’hui, 30% des agriculteurs sont des femmes et cette proportion ne cesse d’augmenter, surtout en tant que chef d’exploitation. Elles et leurs homologues masculins ont un âge moyen de 49 ans. Et plus les agriculteurs/trices sont jeunes, plus leur niveau de formation est élevé : 39 % des moins de 40 ans ont suivi des études supérieures, alors que par le passé, la majorité avait un niveau inférieur au bac. Ils sont répartis sur les 452 000 exploitations agricoles françaises, de 62 hectares en moyenne, situées principalement dans l’ouest de la France et en Rhône-Alpes.

Les producteurs de légumes pour l’industrie disposent d’exploitations diversifiées (polyculture ou polyculture-élevage) de 130 hectares en moyenne : le légume occupe ainsi 10 à 15 % de leur surface agricole ; des exploitations « fidèles » puisque 49% produisent des légumes depuis plus de 20 ans ; des exploitations équipées puisque la moitié est dotée d’un système d’irrigation autonome.

Ce n’est pas un secret, l’agriculteur travaille beaucoup : plus de 53h par semaine, loin devant la moyenne française (37,3h). Pourtant, il gagne peu au regard du temps passé : si ses revenus sont très variables d’une année sur l’autre et d’un secteur à l’autre, on peut tout de même affirmer qu’ils sont globalement très aléatoires. Mais proche de la nature, il développe de plus en plus la fibre écolo. Fin 2016, les agriculteurs gèrent 32 264 fermes biologiques, soit de 11 % de l’emploi agricole mais seulement 5 % des exploitations, ce qui présage d’une belle marge de progression pour les années à venir !

Une meilleure rémunération pour les agriculteurs : Merci Loi EGA !

Janvier 2020

En 2017, le président Macron annonçait une loi pour mieux rémunérer les agriculteurs. Les Etats Généraux de l’Alimentation étaient lancés l’été-même. Deux ans après, où en est-on ?

Parmi les objectifs du président de la République, rééquilibrer les contrats entre agriculteurs, industriels et distributeurs, de manière à mieux rémunérer les paysans : « Nous modifierons la loi pour inverser la formation du prix qui partira du coût de production. » Cette loi EGA, pour Etats Généraux de l’Alimentation, veut faire la lumière sur la fixation des prix tout au long de la chaîne et améliorer la répartition de valeur entre les différents acteurs. Comme prévu, elle instaure le principe de la « construction du prix en marche avant » : la 1ère proposition de contrat doit émaner du producteur (ou de son organisation de producteurs) sur la base d’indicateurs définis par la loi ; ceux-ci prennent en compte les coûts de production mais aussi la situation des marchés, pour obtenir les prix les plus justes.

La démarche est largement saluée par la filière des légumes pour l’industrie (qui pratique déjà la contractualisation depuis longtemps) : mais comment s’intègre-t-elle dans le processus en pratique ? D’abord, lesdits indicateurs sont élaborés de manière collégiale, au sein de l’interprofession, entre représentants de producteurs et d’industriels. Ensuite, le guide interprofessionnel des bonnes pratiques contractuelles, qui traduit concrètement la loi dans les négociations agro-industrielles, est mis à jour pour prendre en compte la loi et fixer le rôle de ces indicateurs.

Le Cénaldi joue alors un rôle primordial de conseil et aide à la mise en œuvre de la loi dans les relations entre ses organisations adhérentes et leurs producteurs. Le maître mot ? La transparence ! Car, comme la loi l’indique, les organisations de producteurs se doivent désormais de garantir à leurs adhérents une transparence totale sur la commercialisation qui est faite de leurs produits et sur leur rémunération qui en découle.

 

Indemniser les pertes liées à un incident sanitaire ou environnemental : YES WE CAN !

Décembre 2019

Le saviez-vous ? Il existe une section spécialisée « légumes pour l’industrie » au sein du FMSE, Fonds National Agricole de Mutualisation du risque Sanitaire et Environnemental. Une section créée à l’initiative du Cénaldi.

Voilà comment ça fonctionne. Le FMSE est constitué d’une section transversale et de sections spécialisées. La première indemnise essentiellement les pertes liées à un incident environnemental global, non rattachées à un secteur de production en particulier. Les sections spécialisées, quant à elles, créées à l’initiative de chaque secteur de production, sont là pour indemniser les incidents sanitaires propres à leur secteur. Agréé par le Ministre de l’Agriculture en septembre 2013, le FMSE connaît, depuis, une belle ascension et compte bientôt 12 sections spécialisées qui ont pu indemniser plus de 18 000 agriculteurs touchés par des incidents sanitaires, grâce aux cotisations des agriculteurs affiliés.

Pour encourager la prévention et la lutte précoce, le FMSE accompagne la mise en place des politiques sanitaires en indemnisant le coût des mesures de lutte, indispensables à la protection des cultures en amont de tout incident sanitaire, comme le développement de parasites dans une culture. Les légumes tels que les carottes ou les salsifis sont particulièrement concernés. Voilà pourquoi l’AOP Cénaldi a initié la création d’une section dédiée aux « légumes pour l’industrie ». Elle la structure et en assure la gestion, dans le but d’indemniser les producteurs affiliés, principalement suite à la découverte de nématodes de quarantaine dans les cultures de légumes. Ces parasites invisibles à l'œil nu pénètrent dans les racines et tubercules et les déforment. En présence confirmée de tels parasites, la destruction de la culture légumière peut être exigée, suivie d’une jachère noire ; soit l'obligation de laisser le sol nu, la parcelle vierge de toute culture pendant au moins un an et maintenue exempte d'adventices ou de repousses des précédents culturaux. C’est dans ce cadre que le Cénaldi intervient, en soutien de l’agriculteur affilié et en compensation des pertes de revenus qu’il subit.

Du champ à l’assiette : le cycle de vie du haricot

Novembre 2019

Entre Mai et Octobre, le haricot vit un parcours riche en rebondissements avant d’arriver jusqu’à vous. Les français sont nombreux à plébisciter ce légume aux vertus nutritionnelles reconnues. En conserve ou en surgelé, sa fraîcheur reste intacte pour venir agrémenter vos plats tout au long de l’année.

Le saviez-vous ? Un haricot vert naît au printemps, voire au tout début de l’été. Il aime la chaleur et pousse très vite. Il lui faut 60 à 80 jours, s’il est convenablement arrosé, pour atteindre le stade de gousses dites « immatures », fraîches et tendres par opposition aux haricots « secs ». Il est alors récolté durant l’été, impérativement avant les 1ères gelées. Pour assurer une récolte régulière sur la saison, les semis sont savamment échelonnés et planifiés. Une machine spéciale sert à leur récolte : dotée d'un large peigne, elle soulève les gousses et les détache. Des ventilateurs éjectent les feuilles et les tiges, tandis que les gousses sont sélectionnées dans une trémie. Après cela, pas une minute à perdre ! Pour préserver leur fraîcheur, c’est une véritable course contre la montre qui s’enclenche. Vite, vite… Le haricot est rapidement transporté à l’usine, pour être surgelé ou appertisé dans les quelques heures qui suivent la récolte. Dès son arrivée, il est minutieusement calibré, nettoyé, trié, ébouté, avant l’ultime phase du blanchiment. C’est donc au mieux de sa forme qu’il est figé dans le temps, mis en conserve ou surgelé. Ses qualités nutritionnelles restent intactes. Il peut désormais sagement attendre d’être consommé ! Et il l’est en grande quantité en France : le haricot, vert ou beurre, est le 1er légume transformé consommé par les français. De ce fait, c’est le légume pour l’industrie le plus cultivé en France, ce qui représente environ 40% des volumes de production nationale et prend une place prépondérante dans l’espace d’approvisionnement des usines.

Génôme du petit pois décrypté :
planète sauvée ?

Octobre 2019

Le génome du petit pois vient d’être décodé par une équipe de chercheurs internationaux, dont des Français de l’INRA et du CEA. Leurs découvertes ouvrent des perspectives pour l'alimentation, la transition agricole et la lutte contre le réchauffement climatique.

Deux équipes françaises de l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) et du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) planchent sur le sujet depuis 2013, aux côtés de leurs confrères tchèques, australiens, américains, canadiens et néo-zélandais. Tous se concentrent sur cette légumineuse aux qualités exceptionnelles. Nutritives d’abord, parce que le petit pois est très riche en protéines et présente une réelle alternative à la consommation de viande. Et agronomiques ensuite, puisque sa capacité à fixer l'azote présent dans l'air réduit considérablement le besoin en engrais, tout en contribuant à enrichir naturellement les sols. L’usage d’engrais azoté ainsi diminué, la culture du petit pois apparaît alors comme un atout dans la réduction de la production de gaz à effet de serre.

C’est pour toutes ses caractéristiques si particulières que les scientifiques s’y sont intéressés. Maintenant que son ADN a été décrypté, il s’agit désormais de l’optimiser et de le renforcer : booster sa résistance aux maladies ou au stress hydrique, perfectionner la régularité de son rendement ou même maximiser sa valeur nutritionnelle. Ce décodage du génome n’est in fine rien de moins qu’une formidable opportunité d’avancer à vitesse grand V dans la sélection génétique du petit pois, pour améliorer la qualité de notre alimentation et mieux protéger notre environnement. Et quand la science se met au service de la nature, nous, on adhère !

Quand le Cénaldi mène le Ministère de l’Agriculture… au plus près des Agriculteurs.

Septembre 2019

Messieurs-dames bonjour, veuillez troquer vos tenues de bureau contre un jean et des baskets. Aujourd’hui au programme : visite de champs, récolte, rencontres et dégustation, au cœur de l’une des plus grandes exploitations de Haricot Beurre des Hauts-de-France. Suivez le guide !

Le 3 septembre dernier, le Cénaldi organisait la 4ème journée de découverte et de collaboration, à destination des représentants du Ministère de l’Agriculture et de FranceAgriMer, directement dans les champs !
Cette réunion désormais annuelle est à chaque fois l’occasion de rencontres avec les différents acteurs du secteur autour des réalités terrain vécues par les agriculteurs, et de sensibilisation aux avancées ou difficultés qu’ils affrontent.

Cette année, 15 personnes s’étaient donné rendez-vous pour un programme aussi convivial qu’instructif articulé autour de 3 temps forts.
La journée démarre par la visite d’un champ en pleine récolte, le fonctionnement du chantier et des machines. L’une des deux est en panne ce jour-là, un matériel coûteux qui tourne 24h/24 en pleine saison et qu’il s’agit de renouveler régulièrement pour éviter tout incident nuisant à la productivité escomptée.
Puis les participants suivent le parcours du légume jusque dans l’usine, où il est trié et lavé avant emboîtage et stérilisation. En quelques heures, il passe du champ à la boîte, non sans avoir été dégusté par les convives directement depuis les lignes de conditionnement. Ceux-ci peuvent alors constater sa fraîcheur, mais aussi l’ampleur du dispositif technique et logistique qui l’entoure à chaque étape.
L’après-midi, les échanges en salle permettent de revenir sur l’organisation de la filière et sur la mise en œuvre de la réglementation européenne spécifique au secteur des fruits et légumes. La journée s’achève sur d’excellentes impressions et sur des résolutions concrètes relatives aux enjeux et priorités calendaires de la filière.

Rendez-vous est pris pour l’année prochaine !

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